Traductions curieuses de marques célèbres

Parfois, le traducteur se retrouve confronté au doute suivant : faut-il traduire les noms des marques ? Nous abordons cette question ci-dessous et nous vous donnons quelques exemples de traductions pour savoir plus facilement ce qu’il faut faire exactement lorsqu’on tombe sur une marque dans un texte rédigé dans une langue étrangère.

Les marques commerciales doivent-elles être traduites ?

Oui. Les noms propres ne doivent pas être traduits, mais les marques commerciales, elles, si. Cependant, les traductions ne cherchent pas à suivre le sens d’origine ou à améliorer le son, et évitent surtout l’utilisation de termes qui sonnent mal dans une autre langue ou qui peuvent être offensifs.

C’est le cas de nombreuses marques célèbres qui, en fonction du pays où leurs produits sont vendus, créent des noms différents pour réussir à augmenter leurs ventes plus facilement. Parfois, le choix d’un nouveau terme obéit à une stratégie commerciale, car ce même produit importé possède un prix supérieur à celui traduit, ce qui génère dans l’entreprise une crise qui est résolue en uniformisant le nom dans chaque pays.

Cas connus qui confirment la nécessité de traduire une marque

Le célèbre nettoyant Mister Proper est devenu Monsieur Propre en raison de ce qui a été exposé plus tôt. Un des exemples les plus frappants, est celui du déodorant Axe qui, sur le marché anglo-saxon, est dénommé Lynx. Parmi les cas les plus curieux, il y a ceux que nous vous présentons ci-dessous.

Miko

Cette marque de glaces existait depuis les années 50 en France. Cependant, la marque ayant été vendue, on opta pour l’utilisation d’un logo en forme de cœur (propriété de Heartbrand) et on dénomma ces produits Holanda au Mexique ou Streets en Australie.

Burger King

Bien qu’il s’agisse d’une franchise internationale, elle est appelée Hungry Jack’s en Australie car McDonald’s avait déposé ce nom pour un restaurant à Adélaïde.

Noms de modèles de voitures

La Nissan « Moco » (comprenez « morve » en espagnol), un utilitaire de couleur verte, n’a jamais été vendue en Espagne. La Mitsubishi « Pajero » (mot qui évoque les plaisir solitaires en espagnol) fut rebaptisée Mitsubishi Montero. La Chevrolet dénommée « Nova » aux États-Unis fut commercialisée sous le nom de « Corsa » en Espagne (« Nova » rappelait trop l’expression « No va » signifiant « n’avance pas »). La Mercedes Vito et la Honda Fitta furent rebaptisées en Suède car leurs noms faisaient allusion aux parties génitales de la femme.

L’association du marketing et de la traduction

Malgré l’obligation de traduire, tout semble indiquer que c’est le marché lui-même qui décide de ce qu’il faut faire. Cependant, pensez-vous qu’il soit nécessaire d’augmenter le nombre d’emprunts dans notre langue ? Pourrait-on finir par dévaloriser la langue française si on prenait l’habitude de ne pas traduire les marques commerciales ?

Les réponses à ces questions doivent montrer la voie aux traducteurs. Il faut ajuster les termes dans la langue vers laquelle on traduit sans faire l’erreur de continuer à produire des néologismes qui finissent par altérer sa pureté. Quelque chose à ajouter ? Vous pouvez le faire en commentaire.

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