traducción de cuentos infantiles y literatura juvenil

Les choix de traduction spécifiques à la littérature pour enfants

Ce n’est pas parce qu’une histoire contient peu de pages qu’elle est plus facile à traduire. Dans la littérature pour enfants, le texte coexiste avec d’autres éléments qui influencent directement la compréhension et l’appréciation d’une histoire : âge du lecteur, lecture à voix haute, rythme, illustrations ou jeux de mots.

Ainsi, on ne peut aborder la traduction de contes pour enfants et de romans pour adolescents exactement de la même manière que les autres types de traduction littéraire. Dans une même maison d’édition, on peut retrouver un album illustré pour jeunes lecteurs, une histoire en rimes et un roman jeunesse, mais chacun nécessite une prise de décision très différente.

L’influence de l’âge du lecteur sur la traduction

Il est bien trop général de parler de « public infantile ». Un bambin qui commence tout juste à se familiariser avec les livres ne possède pas les mêmes compétences de lecture qu’un enfant capable de suivre de manière autonome des histoires plus longues et complexes.

Ce qui a une influence sur le vocabulaire, la longueur des phrases et la quantité d’informations que l’on peut considérer comme allant de soi. Ainsi que sur le type de références, l’humour ou la construction des dialogues.

Toutefois, l’âge du lecteur n’implique pas forcément une simplification systématique. Ainsi, un service de traduction littéraire professionnelle doit respecter le niveau du texte original et évaluer si chaque choix reste approprié pour le lecteur cible.

La présence d’un mot inhabituel peut avoir du sens si le contexte permet de le comprendre. À l’inverse, une expression trop adulte ou sans rapport avec le registre du personnage peut paraître forcée, même si elle est grammaticalement correcte.

N’oublions pas la lecture à voix haute.

De nombreux livres pour enfants ne sont pas destinés à une lecture en silence. On les partage à la maison, en classe ou lors de séances de lecture, ce qui confère au son une signification toute particulière.

Les pauses, les répétitions, les onomatopées et le rythme des phrases peuvent faire partie de l’expérience. Une tournure qui fonctionne bien sur le papier peut paraître étrange à l’oral.

C’est pourquoi, dans le cas de certains projets de traduction de contes pour enfants et de romans jeunesse, il est conseillé de vérifier la sonorité du texte lors de la lecture à voix haute. Cet exercice permet de repérer les tournures de phrases trop rigides, les répétitions artificielles ou les rythmes qui se sont perdus lors de la traduction.

Il ne s’agit pas seulement de rendre le texte compréhensible. Il faut aussi que l’écoute soit fluide.

Et les rimes ?

Les rimes constituent l’un des défis les plus évidents car, bien souvent, il est impossible de conserver simultanément le sens exact, le rythme et la rime d’origine.

C’est là que la fonction de cette ressource au sein du récit prend tout son sens. Dans certains livres, la rime structure l’intégralité du récit et aide le lecteur à anticiper la suite. Dans d’autres, elle n’apparaît qu’occasionnellement et a moins d’importance.

C’est au traducteur qu’il revient de décider des éléments à privilégier selon le cas. Parfois, il sera plus important de préserver l’effet sonore, ou bien de conserver des informations spécifiques sans forcer le langage.

Ainsi, la traduction d’une rime ne consiste pas seulement à trouver deux mots qui se terminent par la même syllabe dans la langue cible. Il s’agit d’en comprendre la contribution au texte et de trouver une solution qui fonctionne au sein de l’histoire.

L’influence des illustrations sur la traduction.

Dans un livre illustré, les images n’ont rien d’un simple élément décoratif. Elles racontent souvent de manière graphique une partie de l’histoire qui n’est pas écrite, ou peuvent modifier l’interprétation d’une phrase.

Par exemple, le texte peut évoquer une blague au sujet d’un objet qui apparaît clairement dessiné. Si la traduction remplace cet objet par un autre pour simplifier la phrase, l’illustration n’aurait plus aucun sens.

Il y a aussi des cas où le texte et l’image se contredisent délibérément pour créer un effet humoristique. Si cette relation n’apparaît pas dans la traduction, on risque de perdre une partie de l’effet original.

Dans ce type de projet, la seule traduction du texte peut engendrer des problèmes. Il faut qu’elle soit cohérente avec l’ensemble du livre.

Et les jeux de mots ?

Dans la littérature pour enfants, on emploie fréquemment des ressources qui exploitent les possibilités du langage : doubles sens, mots inventés, sons, répétitions ou expressions déformées.

Le problème, c’est que ces ressources ont rarement un équivalent direct dans une autre langue. La traduction littérale des mots peut donc faire disparaître l’humour ou la surprise dans un passage du texte d’origine.

Dans de tels cas, le traducteur doit trouver une solution qui préserve l’effet de l’original, même s’il doit s’en éloigner un peu. Ainsi, il n’utilisera peut-être pas les mêmes mots, mais le lecteur percevra tout de même le jeu de mots.

Ce type de décision explique pourquoi un service de traduction littéraire ne peut se limiter à la simple transmission du sens du texte. Il nécessite également une interprétation de la fonction de chaque ressource dans le récit.

Noms : les traduire ou pas ?

Tous les noms propres ne fonctionnent pas de la même manière. Certains permettent simplement d’identifier un personnage, tandis que d’autres ont une signification qui nous renseigne sur sa personnalité ou participe à une blague.

Dans ce genre de cas, la conservation du nom d’origine risque d’entraîner une perte d’information pour le lecteur. Mais une traduction n’est pas toujours la solution idéale non plus, surtout si le personnage apparaît dans d’autres livres ou si son nom est déjà bien connu.

Il en va de même pour les surnoms, les lieux imaginaires ou les noms d’objets inventés. Pour prendre une décision, il faut évaluer la fonction d’un nom au sein de l’œuvre dans son ensemble et maintenir la cohérence du texte.

Littérature pour enfants et littérature jeunesse : deux mondes différents

Bien que ces deux catégories apparaissent souvent ensemble, leurs besoins peuvent être très différents. Dans la littérature jeunesse, par exemple, les dialogues sont souvent beaucoup plus présents, et le naturel du registre est particulièrement important.

Les personnages peuvent utiliser des expressions générationnelles ou des façons de parler proches du langage courant. Il y a donc un risque d’introduire trop de vocabulaire à la mode, ce qui rendrait le texte rapidement obsolète, ou de tomber dans l’extrême inverse et de créer des dialogues trop neutres.

Le contexte a également son importance. Un adolescent qui évolue dans un roman historique ne devrait pas parler de la même manière que dans une histoire contemporaine, et deux personnages du même âge ne partagent pas nécessairement le même registre linguistique.

Ainsi, la traduction de contes pour enfants et de romans jeunesse implique une adaptation en fonction du type d’œuvre, de l’âge du lecteur et de la personnalité des personnages.

Faut-il toujours simplifier ?

Non. La traduction d’un texte destiné aux enfants n’implique pas nécessairement une simplification des mots utilisés.

La littérature pour enfants est aussi l’occasion de découvrir du vocabulaire, de jouer avec la langue et d’entendre de nouvelles expressions. Le contexte, les images et le récit lui-même donnent souvent les éléments nécessaires pour comprendre le sens.

Une simplification excessive peut entraîner une perte de richesse du texte ou la disparition d’éléments qui faisaient partie de l’original.

La question ne devrait pas être de savoir si un mot est difficile, mais s’il a du sens dans l’œuvre et pour le lecteur auquel il est destiné.

Alors, quelles sont les caractéristiques d’une bonne traduction de littérature pour enfants ?

Il faut considérer le livre dans son ensemble. Il ne suffit pas de vérifier que chaque phrase transmet correctement le sens d’origine.

Il est également important de prendre en compte la sonorité du texte, le rôle des images, l’âge du lecteur, le fonctionnement des blagues et les ressources qui rendent l’histoire reconnaissable.

Pour certains projets, le rythme sera particulièrement important. Pour d’autres, ce sera les illustrations. Pour d’autres encore, ce sera les dialogues, les rimes ou les jeux de langage.

Par conséquent, une agence spécialisée en traduction littéraire doit sélectionner des professionnels qui connaissent à la fois la langue, mais aussi les particularités du genre et du public.

La traduction de livres pour enfants ne consiste pas à créer une version simplifiée d’un texte. Il s’agit de faire fonctionner l’histoire pour un lecteur différent et dans une autre langue.

Questions fréquentes

Pourquoi la traduction de livres pour enfants est-elle différente des autres traductions littéraires ?

Parce que l’âge du lecteur, la lecture à voix haute, les illustrations, le rythme et les jeux de langage sont autant d’éléments qui peuvent influencer de nombreuses décisions et qui ne sont pas aussi présents dans d’autres genres.

Faut-il toujours simplifier le vocabulaire dans la littérature pour enfants ?

Non. Il faut adapter le vocabulaire à l’âge et au contexte, mais une simplification excessive peut appauvrir le texte ou éliminer des éléments qui font partie intégrante de l’œuvre.

Comment traduit-on les rimes dans une histoire pour enfants ?

Tout dépend de leur fonction. Parfois, la priorité est de préserver la rime, et d’autres fois le sens ou le rythme. Il n’existe pas de solution unique.

Les illustrations ont-elles une influence sur la traduction ?

Oui. Dans les albums illustrés, le texte peut dépendre directement de l’image. Il convient donc de travailler conjointement avec ces deux éléments.

La littérature pour jeunes adultes est-elle traduite de la même manière que la littérature jeunesse ?

Non. La littérature jeunesse exige généralement une attention particulière aux dialogues, aux registres et aux références générationnelles, tout en évitant d’employer un langage rigide ou excessivement marqué par les modes passagères.

Traduction de littérature pour enfants et de romans jeunesse avec blarlo

Chez blarlo, nous assurons la traduction d’histoires pour enfants et de littérature jeunesse avec l’aide de traducteurs professionnels natifs spécialisés en fonction de la langue, du genre et de l’âge du lecteur, mais aussi du marché cible.

En tant qu’agence spécialisée dans la traduction littéraire, nous sommes en mesure de sélectionner le profil le plus adapté à chaque œuvre, tout en employant des processus de révision et de contrôle qualité certifiés ISO 9001 et ISO 17100.

Parce qu’une traduction pour les enfants ne signifie pas de simplifier le texte.

Elle implique de comprendre leur façon de lire, d’écouter et de vivre une histoire.

Demandez un devis pour votre traduction littéraire professionnelle et faites découvrir votre œuvre à de nouveaux lecteurs enfants ou adolescents.

À propos de l’auteure

Laura González Toré, directrice du marketing et de la communication chez blarlo

Spécialisée en stratégie de contenu, communication numérique et internationalisation, elle travaille au positionnement de blarlo et au rapprochement de la traduction professionnelle avec les besoins des entreprises.


Leave a reply:

Your email address will not be published.